Écrire pour le théâtre
Le texte de théâtre n'est pas un récit : il est fait pour être dit, entendu et joué dans un espace.
La structure
La division en actes et scènes, héritée du théâtre classique, a cédé la place à des découpages plus souples : tableaux, séquences, blocs. Ce qui demeure, c'est la nécessité d'une progression, d'un déséquilibre initial et de sa résolution.
Le conflit
Il est le moteur de la scène : deux volontés qui s'opposent, ou une volonté qui se heurte à un obstacle. Une scène sans enjeu se repère immédiatement au plateau, même bien écrite.
Le dialogue
Il n'imite pas la conversation ordinaire : il la condense. Les silences, les interruptions et les non-dits portent souvent plus que les répliques. Lire à voix haute est le seul test valable.
Les didascalies
Elles indiquent le lieu, les mouvements, parfois le ton. Leur abondance varie énormément d'un auteur à l'autre, et les metteurs en scène contemporains s'en affranchissent largement, ce que le droit moral de l'auteur peut limiter.